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  • La vanille de Madagascar

    La vanille de Madagascar

    Nous n'ajouterons pas à notre mal mondial en vous faisant un xième bilan annuel de notre entreprise! Heureusement! Le but de cette communication et de vous présenter notre coup de coeur de l'année 2020: Mounirah Philibert et Jean-Claude Mena.

    Simplement pour que vous sachiez à qui vous achetez cette fameuse et magnifique vanille de Madagascar.

    Ceux qui ont suivi mes communiqués l'année dernière (à partir de mon ancien site web), connaissent un peu l'histoire de Jean-Claude, revenu vers la plantation familiale de Ampanefera, dans la région de Vohemar, au Nord de la grande Ile. C'est là que, soutenu par la courageuse Mounirah, initiée par son époux à ce métier difficile, ils ont acheté ensemble un morceau de ce paradis.

    Plage de JC
    JC sur la plage

     Vue sur la brousse

    Raie et Mounirah
    Petits poissonsVue de la plage
    Et si Mounirah et Jean-Claude sont loin d'êtres insensibles à la beauté sauvage de la plage, pour eux, le véritable paradis se trouve au delà du sentier qui entre au coeur de la brousse. Cliquez sur le lien ci-dessous pour marcher dans leur pas.
    Bien sûr ils n'ont pas encore de maison construite sur leur domaine, mais d'ici à ce qu'ils la construisent, ils habitent chez Bemamy Elisabethe, la mère de Jean-Claude, qui possède la terre contigüe.
    Avec Bemamy Elisabethe, maman de Jean-Claude
    Si les années ont été dures après le décès de son époux, Bemamy peut enfin prendre quelques vacances bien méritées depuis que son fils est rentré à la maison. Enfin, cet automne, elle s'est accordée du temps pour visiter sa famille et se reposer: elle savait qu'elle pouvait compter sur son fils et sa belle fille pour faire en sorte que la plantation soit bien entretenue et que la préparation soit réalisée avec art et patience.
    Et comme elle avait raison: dès le début de la campagne de vanille 2020-21 en octobre, Jean-Claude trouvait de la vanille givrée dans ses coffres d'affinage. En effet, lorsque que la vanille est cueillie au sommet de sa maturité et lorsqu'elle est préparée avec soin, il arrive que la molécule de la vanilline soit si abondante qu'elle forme des cristaux purs et immaculés. Ce sont les joyaux de l'artisan vanillier par excellence. Un sceau que très peu de planteurs de vanille arrivent à afficher, et lorsqu'ils y arrivent, c'est souvent lorsque que la vanille sèche, et que par conséquent la vanilline est plus concentrée. Mais pour Jean-Claude, c'est un véritable tour de force: la vanille givre malgré un taux d'humidité à 30%.
    Vanille givrée
    Voici une photo de la vanille de Jean-Claude m'a envoyé en octobre 2020. Comme vous pouvez le voir, il s'agit de la vanille fendue, donc qui était si mûre qu'elle a éclaté pour laisser tomber sa semence (une semence que Jean-Claude a rattrapé à temps pour la préparer). Même si la vanille est humide, il est plus courant de trouver du givre sur de la vanille fendue. Mais voici celle que j'ai trouvé hier soir en préparant mes commandes, sur une vanille entière en non-fendue, à 30% d'humidité:
    Non fendue et givrée
    À l'Automne 2020, plusieurs de mes fournisseurs habituels rencontraient des difficultés insurmontables, aussi cette année, toute la vanille que vous vendons provient d'un seul et même producteur. Un producteur avec lequel je me ferai un plaisir de signer un contrat à long terme, aussitôt que les visas su Madagascar reviendront disponibles.
    Voici Mounirah et ses gens (à distance sociale de deux mètres), en train de préparer la vanille que vous achetez chez Colibri Vanille. Une histoire à suivre... 
    Mounirah et ses gens
    De la part de Colibri et tous ses collaborateurs, nous vous souhaitons que les leçons de 2020 soit profitables, que l'année 2021 apporte sagesse et de mesure, qu'elle invite à l'accueil de chaque journée comme un cadeau, un don que chacun mérite, où qu'il ou elle soit sur cette petite planète.
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  • De la solidarité

    De la solidarité

    C'est en temps de crise qu'on reconnait la valeur d'une personne, d'un peuple.

    Grâce à la solidarité des québécois, et grâce en particulier au groupe Facebook "J'achète Québécois, j'achète local" mon entreprise a tenu le coup durant le confinement. Je vous remercie tous, et je remercie les administrateurs du groupe qui ont recommandé comme entreprise. Un gros merci du fond du coeur. 

    Cette pandémie a fait réaliser au gouvernement et à la population du Québec que nous devions être plus autosuffisants et moins dépendants des autres pays pour nos produits de première nécessité. Pour ce qui est de notre nourriture, nous avons constaté que le grenier de farine du Québec a été complètement vidé en moins d'un mois! Et nous n'avons pas fini: ça ne fait que commencer.

    Il y a longtemps que des entrepreneurs Québécois proposent des solutions et qu'elles tombent dans la filière numéro 13. Parmi ces propositions, une qui pourrait faire son chemin: notre société d'état, Hydro-Québec, ne devrait-elle pas offrir des prix qui soutiendraient les serres à l'année pour la production de légumes et de fruits? S'il y a un pays nordique qui peut se le permettre, c'est bien le Québec avec son Hydro-électricité?

    Pour ce qui est des articles de protection médicales de bases, j'espère que le ministère de la santé cessera d'acheter toujours ce qui est moins cher et provenant de Chine: Nous avons bien vu que la Chine ne se gênait pas pour augmenter ses tarifs de 6000% en abusant honteusement lorsque l'opportunité se présente. Il est clair qu'une entreprise québécoise vendrait peut-être ses équipements plus cher au jour le jour, mais ils n'oseraient pas augmenter leurs tarifs de 6000% au détriment de son propre peuple.

    Nous aurons du temps pour réfléchir aux solutions à apporter pour soutenir notre autosuffisance médicale (comme de revoir la proposition d'Amir Khadir, de nationaliser la production de médicaments); ou de reconsidérer sérieusement le fait qu'on ait laissé aller complètement l'industrie textile du Québec, qui doit complètement se reconstruire pour faire face à la pandémie.

    Le Québec a des défis, mais il a des amis aussi. Des amis avec lesquels il fait affaire depuis des années à l'international. Mais c'est dans l'adversité qu'on reconnait ses vrais amis. Alors, laissons tomber ceux qui abusent de nous, et continuons d'appuyer nos amis véritables, les petits producteurs de commerce équitable. Surtout ceux qui habitent dans des régions où le système de santé risque d'être dépassé rapidement. Surtout dans les pays où les gens survivent grâce à une agriculture vivrière, comme à Madagascar, où les gens vivent en moyenne avec un budget de 30 Euro par mois.

    À Madagascar, la crise est d'autant plus aiguë qu'elle survient en période de soudure. Le gouvernement a permis aux producteurs de vendre leur production au-delà du 31 mars, date de clôture préétablie par la loi. Donc toute la production doit être maintenant vendue au plus tard le 31 mai 2020. Ceux qui n'auront pas réussi à vendre leur production seront réduits à rentrer dans la brousses sans le revenu de la vanille qui lui permet habituellement de survivre jusqu'à la prochaine campagne, qui ouvrira le 15 octobre.

    Si vous avez le goût d'acheter un bouquet de vanille, faites le choix de la vanille Madagascar car elle est la seule dans le monde à être régie par un système de quota. 

    NB Cette promotion n'offerte qu'aux membres du groupe Facebook: "J'achète Québécois, j'achète local".

    "Achetez un bouquet de vanille de 50g et faites-livrer chez votre mère: Elle recevra en plus une bouteilles d'extrait de vanille du Costa Rica (100ml), ainsi qu'un petit mot de votre part pour la fête des mères"

    Code: Fête des Mères (Notez qu'il faut sélectionner aussi l'extrait du Costa-Rica, et ensuite ajouter le code pour que l'extrait apparaisse gratuit).

    Chantale Caron

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